Dorval ::: Les choses de la vie
 

Un filet de voix tisse le scénario de l'amour qui s'échappe. Il fait beau temps, on pense au mariage on est heureux. Le parfum du jasmin enveloppe le timbre de Pascale Baehrel. Puis les courants s'inversent. L'amour c'est du chinois, on ne rêve plus on se souvient, les mots ne sont plus les mêmes.
Pascale était danseuse, Laurent Manganas est directeur artistique et manager. Le soir, elle écrit, il compose, elle chante. Benjamin Biolay réveille leurs chansons qui dormaient depuis longtemps et leur en offre deux.

Tout aurait pu aller très vite, un album aurait pu être ficelé en deux temps trois mouvements.
Mais le projet s'éveille tranquillement, prend son temps (près de trois ans).
Entre Satie et Tom Waits, Dorval balance longuement avant de trouver son équilibre dans "Les choses de la vie". Comme si Claude Sautet avait posé sa plume exigeante sur une série de chansons simples.

Il y a chez Dorval un peu de naïveté de la Jeanne d'Une Vie de Maupassant, il y a de la femme dépassée par ses sentiments. "Les choses de la vie" a un côté debut de siècle, sincère et simple, et emprunte les chemins des poèmes de Dorothy Parker pour se terminer en valse aux adieux.